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Journalistes indépendants (enquêtes, récits et longs formats)

Pierre abramovici

Pierre Abramovici est journaliste d’investigation. Il a appris son métier seul, en partant photographier des pays en guerre – l’Irlande, le Liban. Grand reporter pendant 9 ans à TF1, puis réalisateur de documentaires, il court le globe, pour enquêter sur des sujets qui chauffent : trafic d’armes, guerre en Amérique centrale, CIA, Maison Blanche, Action Directe, l’Opus Dei, terrorisme iranien… Son travail sur les archives de la police du Paraguay, ou sur celles de la principauté de Monaco pendant la seconde guerre mondiale l’ont amené à être cité comme expert dans plusieurs affaires judiciaires dont une relative à un certain Szkolnikoff.

Olivier bertrand

Olivier Bertrand est journaliste et fondateur, avec d’anciens de Libération,  des Jours, un site “qui raconte l’actualité comme une série.”  Il a  été expulsé de Turquie parce qu’il était journaliste, un métier auquel rien ne le destinait, car il n’a pas le bac. C’est le patron de l’entreprise où il était coursier qui l’a poussé, malgré tout, à s’inscrire à l’université. Ça a été la philo, puis la presse et enfin, un récit publié au Seuil : Les Imprudents qu’il adapte pour la télévision.

Sophie bonnet

Sophie Bonnet est journaliste. Son truc, c’est l’investigation radicale : “Le secret, c’est la persévérance”. Elle a travaillé pour l’émission Envoyé Spécial mais ce qu’elle aime, c’est plonger dans le destin de personnalités ambiguës, manipulatrices ou criminelles. Elle en tire des épopées romanesques où tout est vrai. Elle a écrit Salutations révolutionnaires : quatre ans de parloir avec Carlos, sur le terroriste aux quatre attentats ; Bordel sur une maison close à Lausanne ; et cette année, Le Maître et l’assassin. Le Maître ? Un ténor du barreau. Et l’assassin ? Un garçon qui avait pactisé avec le diable.

Mathilde boussion

Mathilde Boussion est journaliste, membre de la rédaction des revues XXI (“L’information grand format”) et 6Mois (“La revue qui renoue le lien entre journalisme et photo”). Elle n’aime rien tant que s’engloutir dans les enquêtes et les sujets les plus touffus : suicide assisté en Suisse, nouvelle vague fasciste en Italie, revers du boom technologique à San Francisco. C’est toujours “dingue”, “passionnant”, “incroyable”. D’ailleurs, elle a souvent raison. Son sujet sur les collaborateurs irakiens de l’armée américaine en est la preuve. Cet été, elle a copiloté la programmation des tables rondes “Décrypter la Terreur” au festival de journalisme de Couthures-sur-Garonne.

François brabant

François Brabant est fondateur et rédacteur en chef de Wilfried Magazine, trimestriel qui raconte la politique belge “à la manière d’un roman”. Il est aussi complètement fondu de cyclisme, qu’il a beaucoup pratiqué. Mais c’est comme journaliste qu’il a gravi ses plus beaux sommets : trois prix de presse Bel us pour L’honneur bafoué des dockers anversois et Di Rupo, histoire d’une marque dans Le Vif/L’Express et pour le portrait de l’Ecolo Jean-Michel Javaux dans Wilfried. Et encore un prix pour sa chronique dans La Libre Belgique sur l’acquittement du député Bernard Wesphael, au béné ce du doute, pour le meurtre de sa femme. Il a publié un livre (Histoire secrète du PS Liégeois) et une longue série d’été sur le cyclisme en Colombie (Cent ans de fièvre) – “je suis fasciné par cette histoire, y compris dans sa dimension tragique.” Il admire le cycliste Rigoberto Urán et l’écrivain Gabriel García Márquez “qui a débuté comme journaliste avant de se faire romancier.” La (grande) boucle est bouclée.

Anne-lise carlo

Anne-Lise Carlo est journaliste. Elle écrit sur l’architecture et le design pour Le Monde et M Le Magazine du Monde et a réalisé deux séries documentaires pour Arte : Urbex Rouge à travers les monuments communistes abandonnés d’Europe de l’Est et Toxic Tour sur d’autres zones rouges laminées par la surproduction industrielle. Elle est responsable pédagogique au CFJ et à l’école W à Paris.

Victor castanet

Victor Castanet est journaliste indépendant, auteur du best-seller Les Fossoyeurs – réimprimé 14 fois depuis sa sortie fin janvier. Pendant trois ans, il a enquêté sur Orpéa, le numéro un mondial du secteur des Établissements d’Hébergement pour Personnes Âgées Dépendantes. Et ses révélations pointent, aussi, les défaillances du système de santé français. Ce livre, il l’a fait au nom de son grand-père, Antoine, qui lui a appris ce qu’était “une vie de panache, d’insouciance et de grandes réflexions”. D’ailleurs, après cinq ans (de réflexion) à dompter le flux de l’info mondiale pour I-Télé et Canal +, il avait tout arrêté pour faire son métier autrement.

Thierry cruvellier

Thierry Cruvellier est journaliste. Depuis vingt ans, il couvre les procès pour crimes contre l’humanité, crimes de guerre et génocide, “un boulot qui n’attire pas les candidatures spontanées”, a écrit le New Yorker à son propos. Il a l’étrange privilège d’avoir croisé plusieurs douzaines de tueurs de masse Le Tribunal des vaincus. Après sur le Rwanda du Hutu Power et Le Maître des aveux sur le Cambodge des Khmers rouges, il travaille sur une histoire sierra léonaise. A Dakar, où était en 2015 jugé le tchadien Hissène Habré, il a, une fois encore, été témoin de l’Histoire à travers la justice des hommes.

Judith duportail

Judith Duportail est journaliste indépendante, membre du collectif de six femmes pigistes Les Journalopes (“Pourquoi ? Parce que c’est une insulte régulièrement adressée aux journalistes qui l’ouvrent un peu trop. Et parce qu’on n’a pas l’intention de la boucler.”). Elle a couvert une campagne présidentielle pour Europe 1, pigé pour Les Inrocks, publié deux articles dans le Guardian et plusieurs centaines pour les rubriques Société et International du Figaro. Mais ce qui l’intéresse vraiment, c’est “le monde moderne et la société numérique”. L’amour sous algorithme, aux Éditions Goutte d’Or, lui a valu la Une du supplément “lifestyle” du Times. Le titre : La Française qui a défié Tinder. Pas mal.

Thomas fourquet

Thomas Fourquet est haut fonctionnaire. Il a rejoint le doux giron de l’État, après une première vie de journaliste et de traducteur. Il a écrit pour la revue Schnock et Les Cahiers du football et conserve des intérêts variés entre lesquels il ne compte pas faire le tri : au hasard, les langues (il est aspirant persanophone et arabophone), les pays qui vont avec (l’Iran, l’Irak) et les histoires. Il pourrait citer l’écrivain Henri Michaux à propos de celle de ce soir : “Si on racontait cette histoire à un vieux bâton, il reprendrait feuilles et racines.”

Céline gautier

Céline Gautier est journaliste et cofondatrice de la revue Médor, “le trimestriel belge et coopératif d’enquêtes et de récits” que toute l’Europe envie au royaume de Belgique. Elle est romaniste de formation (autrement dit linguiste, spécialiste des langues issues du latin vulgaire) ce qui mène à tout puisqu’elle a travaillé ce qui mène à tout puisqu’elle a travaillé pour des journaux qui, de son propre aveu, “n’ont rien à voir entre eux“ : le Magazine de Spirou, Elle et Alter Eco. Elle est membre du Conseil de déontologie journalistique (ce qui est très rassurant). Récemment, dans Médor, elle a signé une enquête sur le don d’ovocytes et la PMA. Le jury du prix Belfius (oui, le Pulitzer belge) a adoré (“remarquable !”) et la lauréate 2017, catégorie presse écrite, c’est elle.

Besma lahouri

Besma Lahouri est journaliste. Son père diplomate a renoncé à la voir faire carrière aux affaires étrangères quand il a compris que sa fille aimait exposer les secrets des puissants. Elle a publié Zidane, une vie secrète et Carla, une vie secrète, deux biographies non autorisées, chez Flammarion. Son dernier livre Prends garde à toi si je t’aime lui fait affirmer haut et fort : “Entre ministres et journalistes, les histoires d’amour finissent mal, en général”.

Isabelle masson-loodts

Isabelle Masson-Loodts est journaliste et réalisatrice indépendante. Archéologue de formation, elle a écrit avec son père La Grande Guerre des Soignants – Médecins, infirmiers et brancardiers de 1914-1918 . Toute seule comme une grande, elle a réalisé Dernières nouvelles du front, un documentaire radio, et Paysages en Bataille, un documentaire. Bref, elle s’intéresse aux séquelles environnementales de la guerre. Elle a publié dans Médor une enquête sur les pavés au rabais venus de Chine, d’Inde et du Vietnam, un reportage sur l’imminent retour du loup et un récit sur la saturation des cimetières. Elle vient de rejoindre un collectif de 6 photographes et 1 rédactrice (la rédactrice, c’est elle) qui s’appelle Huma.

Lena mauger

Lena Mauger est journaliste, co-rédactrice en chef des revues XXI, un trimestriel de grand reportage et 6 Mois, un semestriel de photo-journalisme.  Un jour, elle a écrit un récit pour XXI. Puis deux. Puis trois. On connaît la suite.  Sa plus grosse enquête, avec le photographe Stéphane Rémael, Les évaporés du Japon, va bien bientôt être adaptée au cinéma. Sur la bande-annonce, il y aura la mention “Inspiré d’une histoire vraie”. Le réel nous fascine, parce que le réel est dingue.

Quentin noirfalisse

Quentin Noirfalisse est journaliste et cofondateur de Médor, “le trimestriel belge coopératif d’enquêtes et de récits”. En 2013, son documentaire interactif sur les hackers, Geek Politics, a été diffusé par Le Soir et France Télévisions. Il s’intéresse au chiffrement des données qu’il enseigne à des journalistes d’investigation et prépare un documentaire sur Bruxelles, les databases publiques et les individus qu’elles recouvrent. Son premier long métrage documentaire, Le Ministre des Poubelles, tourné à Kinshasa, sortira en 2017.

Vincent nouzille

Vincent Nouzille est journaliste. Il a été grand reporter pour L’Express, Libération et le Figaro et chroniqueur pour RFI et France Inter. Il est l’auteur de 15 livres et 9 documentaires qui s’attaquent souvent à des secrets bien gardés. Comme la mafia corse, les services de renseignement, les assassinats d’État ou les crimes commis par les terroristes. Sa série V13, sur les attentats du 13 Novembre, fruit de six ans d’enquête est visible en replay sur LCP.

Mathieu palain

Mathieu Palain est journaliste indépendant. Il aurait voulu être footballeur “Palain traverse le terrain, dribble un défenseur…” mais il échoue, et contemple ses options : ”Je me voyais vivre en jogging, transmettre le goût du sport à des gosses désintéressés.” Mais rien ne se passe comme prévu. “Quand j’avais quinze ans, j’ai décidé de devenir Florence Aubenas.” Et ça a marché ! Il réussit le concours de l’IPJ à Paris, entre à Libération, puis se fait repérer par le rédacteur en chef d’une revue trimestrielle de grands reportages : XXI. Il y est resté cinq ans, jusqu’à la reprise du titre au début de l’été. Il retourne très souvent voir ses amis, près de l’aéroport, dans la grande banlieue de Paris où il a grandit. C’est là-bas qu’il se sent chez lui.

Elisa perrigueur

Elisa Perrigueur est journaliste indépendante et illustratrice. Elle s’intéresse aux questions migratoires : les camps – ces univers instables qui se créent là où personne ne les attend; les business – mafieux, humanitaires, sécuritaires – qui s’installent aux frontières et … Calais où elle revient sans cesse – son grand-père y était brasseur et sa famille, jadis, vivait de la dentelle. Elle collabore à Lille avec Médiacités, un journal en ligne dédié à l’investigation locale dans quatre villes françaises et a remporté à deux reprises le prix européen du journalisme Louise Weiss (pour “Contre les migrants, un mur fend la campagne bulgare” (Le Monde) et “Passage des mers” (Médiapart). Son article “Hassan et moi” (Le Quatre Heures) a été primé au Migration Media Award. En reportage elle dessine : des paysages à l’aquarelle métamorphosés par le passage de milliers d’anonymes.

Philippe pujol

Philippe Pujol est journaliste. Il se croyait “rédacteur, deuxième échelon”, payé au SMIC à La Marseillaise quand il s’est retrouvé propulsé, par la magie du Prix Albert-Londres, grand reporter “au style plein d’audace et de fulgurances”. Il opine désormais du bonnet, l’air blasé, quand on le compare à Céline et Truman Capote. Son deuxième livre La Fabrique du Monstre, sur les “systèmes” marseillais est sorti en janvier 2016 aux Arènes. Il collabore à Sept.Info, un média d’enquête basé à Fribourg, en Suisse.

Stefania rousselle

Stefania Rousselle est journaliste et réalisatrice. Elle collabore avec Le Monde (supplément L’Époque) et avec le New York Times depuis 2010. Son tout premier reportage vidéo pour eux ? Un portrait de championne de patin à glace à Vancouver. Le deuxième ? Une histoire de chasse-neige à Manhattan. Le troisième ? Un cross sur un lac gelé vers Boston. Rubrique glaciale ! A vrai dire, les sujets vraiment glaçants, c’est à Paris qu’elle les a tournés : “J’ai filmé l’horreur”. Pour sa couverture des attentats de 2015, elle a remporté, avec l’équipe du New York Times une place de finaliste au Pulitzer. Au lendemain de la présidentielle, prise d’une “urgence absolue”, elle prend le volant sur un coup de tête et se lance dans une série de portraits, au hasard de ses rencontres. Elle pose une question, la seule qui lui brûle les lèvres : “C’est quoi l’amour ?

Delphine saubaber

Delphine Saubaber commence une nouvelle vie de scénariste. Pendant presque quinze ans, elle a écrit des choses qui dépassaient (parfois) la fiction : c’était dans les pages de L’Express, où elle a été grand reporter. En 2010, elle a reçu le Prix Albert-Londres – ce qui n’est pas mal du tout. Elle a été récompensée pour un portrait de Radovan Karadzic, une chasse à l’homme en Calabre, le combat d’une mère contre la mafia et des articles sur l’ouverture des archives de la police politique en Roumanie. Elle a co-écrit un livre intitulé Vies de mafia (2011, Stock), c’est dire si elle connaît du monde.

Karl van den broeck

Karl van den Broeck est journaliste. Depuis 2014, il dirige le département Agora de Bozar tout en étant rédacteur en chef de Apache.be. Avant, il a occupé à peu près tous les postes des rubriques News, Culture et Littérature au quotidien De Morgen, où il est resté 19 ans, puis a été rédacteur en chef de l’hebdomadaire Knack. Il a publié De echte vader van de pil sur le véritable inventeur de la pilule contraceptive, qui n’était pas Pincus l’américain mais Peeters le belge, et Waarom ik de Indianen wil redden sur Sitting Bull, le résistant sioux.